
Ton dealer est dans ta barre d'outils
Partout où tu tapes, un petit dealer sympa t'offre une dose gratuite de prose parfaite, mais que se passera-t-il quand il commencera à facturer la bonne came?
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Any resemblance to actual persons, living or dead, is purely coincidental.
Tu les as vus aussi, pas vrai ? Ces petites icônes scintillantes qui apparaissent à côté de chaque champ de texte. Dans Slack. Dans Notion. Dans Gmail. Ce petit dealer qui s'est glissé comme par magie dans tes DMs, tes documents, tes brouillons.
Ça a commencé innocemment. « Réécris ça », murmure-t-il. « Aie l'air plus pro ». Juste une petite trace pour te faire tenir jusqu'à la réunion de 16h. La première dose est toujours gratuite, n'est-ce pas ? La petite spirale verte de ChatGPT, l'étincelle à quatre branches de Gemini, l'astérisque orange et amical de Claude. Ils sont tous là, alignés dans ton armoire à pharmacie numérique, fourgués par tes fournisseurs d'apps préférés qui, apparemment, se sont mis à faire le tapin.
Shopify veut rédiger tes descriptions de produits. LinkedIn veut gonfler ta candidature. Microsoft l'a branché directement dans le ruban Office, une ligne de productivité pure, non coupée, prête à être sniffée via ton clavier. Ils transforment nos outils de confiance en coins de rue, poussant le produit là où nous travaillons, où nous vivons.

Ils ne te donnent pas juste un outil ; ils cultivent une dépendance. Un clic à la fois.
Alors tu prends l'échantillon gratuit. Puis un autre. Bientôt, tu ne peux plus imaginer écrire un e-mail difficile sans ton petit assistant. Ton cerveau devient un peu paresseux, un peu engourdi. Pourquoi lutter pour trouver les bons mots quand la machine te les donne instantanément ? C'est comme ça que ça commence. Et une fois que nous serons tous accros, une fois que nos propres muscles rédactionnels se seront atrophiés par manque d'usage, le compteur se mettra à tourner. Ce petit abonnement à 20 €/mois ressemblera moins à une licence logicielle qu'à un paiement à ton dealer pour éviter d'être en manque.
Pendant que la presse tech célèbre cet « avenir nourri à l'IA », je ne peux m'empêcher de voir ce que c'est vraiment. Vous pouvez lire des analyses poussées sur cette course à l'intégration, par exemple sur Numerama, mais ils appellent ça des « fonctionnalités ». Moi, j'appelle ça couper le produit au Fentanyl.
Quelle est la première app qui t'a offert une dose gratuite ? Dis-le-moi dans les commentaires.